mercredi 11 juin 2008

Un rapport de la Fondation des bourses du millénaire appuie la position des étudiants du N.-B. quant à un plafond d'endettement

La FÉÉCUM aimerait que le gouvernement provincial se range enfin derrière l’idée

La Fondation canadienne des bourses d’études du millénaire émettait aujourd’hui un rapport intitulé Les bourses du millénaire au Nouveau-Brunswick : l’impact sur la dette et sur la persistance qui suggère que bien que les bourses du millénaire allègent le fardeau financier des étudiants du Nouveau-Brunswick, ceux-ci restent tout de même aux prises avec des dettes élevées.

Dans un document listant les observations de la Fondation quant à ce rapport, on peut trouver entre autres un appui aux recommandations de la Commission sur l’éducation postsecondaire au N.-B., soit : « une initiative de réduction des prêts dans le cadre de laquelle aucun étudiant ne pourrait accumuler une dette annuelle dépassant 7 000 $; b) un supplément à la subvention canadienne d'accès qui permettrait de réduire les frais de scolarité des étudiants à faible revenu en leur offrant une aide financière au-delà de la première année d’études; c) un programme venant en aide aux étudiants qui ont de la difficulté à régler leur dette. »

La Fédération des étudiants et étudiantes de l’Université de Moncton (FÉÉCUM) attend encore que le gouvernement du Nouveau-Brunswick se range derrière un consensus grandissant qui préconise un plafond d’endettement pour les étudiants de la province. « Le rapport du groupe de travail a été remis, mais nous n’avons pas encore eu de réponse du gouvernement, » soutient Tina Robichaud, présidente de la FÉÉCUM. « Il serait tout à leur avantage de soulager les esprits des étudiants et de publiquement appuyer une idée avec laquelle tout le monde est déjà d’accord, et ce, dans les plus brefs délais. »

Mme Robichaud rappelle que les étudiants du Nouveau-Brunswick sont parmi les plus endettés au Canada. « Pour l’instant, 1 diplômé sur 4 termine avec une dette au-delà de 37 000$ et une dette de 60 000$ ou plus n’est pas rare, » explique-t-elle, « et je pense qu’on peut se mettre d’accord que personne ne veut voir nos jeunes abandonner leurs études ou partir de la province pour des raisons financières. »

(Ce communiqué est reproduit pour vous donner la chance d'y réagir. Pour les documents de la Fondation à l'appui, voir notre site Internet.)

5 commentaires:

Pascal Raiche-Nogue a dit…

Qu'est-ce que la FÉÉCUM compte faire pour stimuler le dossier et mettre de la pression sur le gouvernement libéral de Shawn Grahm afin que l'endettement étudiant devienne une priorité?

Et l'AÉNB là dedans, qu'est-ce qu'elle fait? Justin pourrait sûrement me répondre là-dessus.

En parlant de Justin Robichaud, qui disait lors de la dernière réunion du C.A. de la FÉÉCUM que la prise de position de la FÉÉCUM par rapport au dossier de la retraite obligatoire allait être étudiée cet été, est-ce que cette promesse a été respectée? Comme la décision de l'arbitrage devrait être rendue publique pendant la saison estivale, est-ce que la Fédération va mettre ses pièces en jeu, ou rester assise sur son statut quo comme elle l'a fait à tant de reprises durant la dernière année?

Justin Robichaud a dit…

Pour ton information, M. Raiche-Nogue, je ne suis plus président de l'AÉNB, ni membre du conseil d'administration. Le nouvel exécutif est composé de Duncan Gallant, président, André Cormier, v.-p. opérations, et Kalin McCluskey, v.-p. externe.

De plus, je tiens à t'informer que la saison estivale n'est pas encore terminée et que nous attendons la décision de l'arbitrage avant de se positionner. Nous avons eu une rencontre avec l'administration de l'université le 13 mai ainsi qu'une rencontre avec l'ABPPUM le 12 juin et le dossier de la retraite obligatoire était un sujet de discussion dans ces deux rencontres. Je peux vous ratifier mon engagement de s’assurer que la FÉÉCUM prenne position sur ce dossier.

Finalement, j'apprécie énormément de voir que certains étudiants sont intéressés aux dossiers et enjeux prioritaires de la FÉÉCUM, et de ses membres, pendant leurs vacances. Nous avons besoin de la participation active d'étudiants afin de mener à bien nos projets. Par contre, j'espère que tout le monde apprécie la réalité que nous sommes un nouvel exécutif et que des comparaisons aux exécutifs passés semblent plutôt propices pour utilisation à l'assemblée législative et nos partis politiques. Nous n'avons pas seulement besoin d'étudiants prêt à critiquer sans fondement et de façon non constructive.

Pascal Raiche-Nogue a dit…

M. Robichaud,

Dois-je vous rappeler que vous étiez, lors président de l’AÉNB pour l’année 2007-2008 et que la dernière réunion du C.A. de la FÉÉCUM s'est déroulée le 11 avril 2008, donc pendant cette période? Si j’ai mentionné que vous saviez sûrement quelque chose à propos du travail de l’AÉNB sur l’endettement étudiant et les actions du gouvernement provincial, c’est que vous avez assuré la présidence de l’AÉNB pendant les consultations de la Commission sur l’éducation postsecondaire, pendant la formation du groupe de travail, et pendant la réactions des divers intervenants au rapport de la Commission. Vous êtes donc, dans mon esprit et en tant que président sortant de l'AÉNB (et non en tant que VP académique de la FÉÉCUM, évitons la confusion de référence dans le domaine) en mesure de nous éclairer sur la situation.

Pour votre réponse que la saison estivale n’est pas encore terminée, et que la FÉÉCUM compte attendre que la décision de l’arbitrage avant de se prononcer, j’aimerais rappeler que les questions des membres du C.A. lors de la dernière réunion, notamment celles de la représentante des Sciences sociales, Mélanie-Ève Bourque, laissaient entendre qu’une prise de position était nécessaire avant que la décision de l’arbitrage soit rendue, question d’influencer la donne.

Je suis également très heureux de voir que les membres de l’exécutif de la FÉÉCUM prennent le temps de répondre aux interrogations que peuvent avoir les membres pour qui ils/elles travaillent. Par contre, dois-je rappeler que les comparaisons entre l’exécutif 2007-2008 et celui de 2008-2009 ne sont pas si fortuites qu’à première vue. Tina Robichaud, André Cormier et Amely O’neil sont de retour en 2008-2009, alors que vous-même, M. Robichaud, étiez membre de l’exécutif en 2005-2006, quoi qu’à un autre poste. Ce n’est donc pas un conseil entièrement renouvelé que nous allons voir à l’œuvre cette année.

Communications Féécum a dit…

Mais sous un nouveau leadership, Pascal.

En tant que modérateur du blogue et pour limiter le nombre de réponses sur la défensive que pourrait générer certains commentaires, je vais relever que ta question était enrobée d'une attaque ("est-ce que la Fédération va mettre ses pièces en jeu, ou rester assise sur son statut quo comme elle l'a fait à tant de reprises durant la dernière année?")

Nous voulons volontier répondre aux questions de nos membres, mais peut-on poser des questions sans aussi envoyer des pointes (justes ou injustes, selon votre opinion)? C'est comme si vous aviez déjà décidé qu'on avait mal fait.

En ce qui est de "prendre position", ce n'est pas la tâche du Comité exécutif, mais du Conseil d'Administration (voir la Constitution), donc il ne serait pas juste de mettre cela aux pieds de l'exécutif. Ce que nous pouvons faire est préparer de la recherche et de l'information pour que le C.A. prenne une position "éclairée".

Pascal Raiche-Nogue a dit…

Michel,

Attaque ou non, langue de bois ou non, il reste que la Fédération (et quand je fais référence à la Fédération, c'est à l'ensemble de cette dernière, donc le C.E. et le C.A.) a choisi en 2007-2008 d'adopter une position neutraliste dans quelques dossiers, afin de soi-disant défendre les intérêts des étudiants.

"Rester assis sur son statut quo", c'est une façon d'illustrer comment la FÉÉCUM a été laissé de côté de par sa décision de ne pas s'impliquer activement dans le débat sur certains sujets, notamment les dossiers de la retraite obligatoire et de la grève des professeurs.

Les membres de l'exécutif de la FÉÉCUM sont élus, certains par acclamation, d'autres à la suite de chaudes luttes, d'autres encore battent à plate couture leurs adversaires. Personne ne les a forcés à faire partie de l'exécutif, et si des questions directes et parfois acerbes les incommodent, la vie politique, qu'elle soit étudiante ou autre, n'est alors probablement pas pour eux.

Si je suis direct, et que je ne gène pas pour poser des questions qui peuvent sonner comme des attaques, c'est que je prends la FÉÉCUM et la vie universitaire à cœur. Je ne porte pas le foulard des Aigles d'or, certes, mais tout comme la majorité des membres de l'exécutif de la FÉÉCUM, je passe la majeure partie de mon temps au Centre étudiant. Les conférences, activités étudiantes, partys, soirées, expositions, concerts, récitals, etc. font partie de mon quotidien. J’ai la FÉÉCUM à cœur, mais pour l’amour, arrêtons d’agir comme l’administration, avec sa langue de bois habituelle. Il me semble que c’est à nous d’être directs, d’aller droit au but et de brasser la cage. N’est-ce pas le but des associations étudiantes?

Avec toute cette pacotille argumentative, axée vers la forme plutôt que sur le fond, reste-il que je n’ai toujours pas eu réponse à la première question, celle posée le 18 juin dernier : « Qu'est-ce que la FÉÉCUM compte faire pour stimuler le dossier et mettre de la pression sur le gouvernement libéral de Shawn Graham afin que l'endettement étudiant devienne une priorité? ».

En attendant une réponse à cette question, je vous souhaite une bonne journée.

Pascal