vendredi 27 juin 2008

Réponses à ces questions.

En réponse à M. Pascal Raiche-Nogue, suite à ses questions et commentaires dans l'enfilade précédente :

Depuis plusieurs semaines la FÉÉCUM et l’Alliance étudiante du Nouveau-Brunswick (AÉNB) travaillent de très près pour s’assurer que le gouvernement libéral soit conscient des préoccupations des étudiants et qu’il comprenne l’importance d’appliquer les mesures qu’on pousse depuis maintenant plus d’un an.

Dans les dernières semaines, nous nous sommes assurés de mettre le plus de pression que possible sur le gouvernement avant le dévoilement de leur plan stratégique en matière d’éducation postsecondaire.

Les membres de l’AÉNB se sont rencontrés depuis le début du mandat une douzaine de fois déjà soit par conférence téléphonique, soit par rencontres face à face. Nous avons étés très productifs et essayons d’être aussi proactifs que possible. Je peux vous garantir une année très positive et stratégique du côté de l’AÉNB comparativement à la dernière année si cela peut en soulager plusieurs. (Tous les détails du plan stratégique et du travail qui aura été fait par l’AÉNB pendant l’été vous seront présentés à la fin août).

Dans les deux dernières semaines nous avons eu la chance de rencontrer le ministre en matière d’éducation postsecondaire, M. Ed Dorherty, 3 fois (12, 19, 26 juin) pour lui faire part de nos préoccupations. Aussi, le matin du mardi 17 juin, on rencontrait la critique officielle de M. Dorherty à l’opposition, la député Mme Margaret-Ann Blaney pour l’informer de nos préoccupations et pour qu’elle puisse mettre de la pression sur le gouvernement provincial en apportant ces préoccupations pendant la période de questions l'après-midi même. (Le fichier serait trop long pour être blogué, mais j’ai la copie des ‘’minutes’’ de cette période question pour ceux qui désireraient en recevoir une copie).

Permettez moi de vous lister tous les liens que je puisse trouver des différents médias dans lesquels nous avons apparus dans les dernières semaines pour démontré la visibilité et la voix forte de la Fédération en matière d’éducation postsecondaire.

Du côté de la FÉÉCUM :

Télévision :
Deux clips sont parus le mercredi 13 juin et le mardi 17 juin mais ne sont malheureusement plus disponibles sur le site de Radio-Canada.

Journaux (prendre note qu’il manque deux ou trois articles paru dans l’Acadie Nouvelle dans les dernières semaines que je n’étais pas en mesure de trouver sur Internet) :
http://nbsa-aenb.ca/news.php
http://telegraphjournal.canadaeast.com/actualites/article/325019
http://www.jminforme.ca/atlantique/article/325471;atlantique

Nos communiqués de presses :
http://www.umoncton.ca/feecum/com/communique085.html
http://www.umoncton.ca/feecum/com/communique086.html

(Aussi, quelques clips furent passés à la radio de Radio-Canada)

-----------------------------------------------------------------------------------

Maintenant,

Si vous êtes au courant que le gouvernement a finalement sorti publiquement le rapport du groupe de travail et annoncé publiquement sa stratégie en matière d’éducation postsecondaire, vous êtes certainement aussi déçu et frustré que moi!

Vous aurez constaté qu’on reste au statu quo au niveau de tout ce qui touche l’aide financière aux étudiants. J’étais et je suis encore très frustrée que la majorité de nos recommandations n’y figuraient pas aujourd’hui.

Par contre, nous avons été personnellement assurés dans une rencontre privée ce matin organisée par le ministre Dorherty et le ministre Victor Boudreau que tout ce qui a été décidé en matière d’aide financière pour les étudiants n’est que pour l’année 2008-2009 et que beaucoup est encore à venir pendant la prochaine année. Étant sous beaucoup de pression de sortir le rapport, le gouvernement ne se sentait pas encore prêt de prendre de si grandes décisions en matière d’aide financière.

Il aurait été plus qu’extraordinaire de voir nos recommandations faire partie du plan stratégique aujourd’hui, mais il faut rester optimiste et se dire qu’il nous reste encore du temps pour se battre et gagner cette bataille!

Nous allons continuer de faire ce que nous faisons depuis le tout début de la mise en place de la Commission sur l’étude postsecondaire, c’est-à-dire pousser, revendiquer et rencontrer les personnes clés pour faire passer notre message!

Je mettrai à votre disposition notre dernier comuniqué de presse le plus tôt possible.

Voici les médias que nous avons pu couvrir aujourd'hui par rapport à l'annonce du gouvernement:

Notre communiqué :
http://www.umoncton.ca/feecum/com/communique087.html

Du côté de la télévision (pour un temps limité) :
Clip 1

Clip 2

Du côté de l'Internet:
http://letoiledieppe.jminforme.ca/article/337809;pageune

http://www3.globetrotter.net/nouvelles/article.fr.do?pn=atlantic&articleID=2946083

J’aimerais prendre le temps de remercier Pascal, et de tout ceux qui ont la Fédération, notre institution et nos étudiants à cœur. Nous travaillons aussi fort que nous le pouvons pour pousser la cause étudiante aussi loin que possible et de répondre à toutes vos questions dans le meilleur de nos capacités, tout en respectant notre Conseil d’Administration.

Ça me fait très chaud au coeur de voir que même en plein coeur de l'été nous avons des étudiants aussi présents et actifs - continuez de vouloir rester informez!

Sincèrement,
Tina (presfee@umoncton.ca)

10 commentaires:

Sébastien Belliveau a dit…

J'ai énormément de difficulté à comprendre comment est-ce que la FÉÉCUM pourrait se sentir rassuré par le gouvernement présentement en place vis-à-vis la situation actuelle. Nous parlons ici d'un gouvernement qui n'a pas arrêté de faire à sa tête (à bien et à tord), sans prêté aucune attention à l'opinion des autres institutions, groupes de pression ainsi que la population générale. C'est un petit commentaire qui semble donner l'image d'un peu de complaisance de la part de la FÉÉCUM vis-à-vis le gouvernement.

Considérant les dernières expériences ou est-ce que la FÉÉCUM à plus ou moins laissé une instance supérieure à elle-même la "rassurer" (IE gouvernements provinciaux et nottament l'administration avec qui la FÉÉCUM a donné l'allure depuis mon arrivé à l'Université de marcher main dans la main), je vois très mal comment la population étudiante, elle, pourrait se retrouver "rassurée".

Cela étant dit, je crois qu'il faut faire très attention également au projet de financement des frais post-secondaires lorsqu'on parle de viser une certaine population. Aussi bien que cela puisse être du côté moral, il est impératif que la situation ne devienne pas similaire au système de santé américain, qui est avantageux si tu es très riche et qui l'est également si tu es très pauvre, car le gouvernement te donne de l'aide.

Toutefois, si tu es entre les deux, tu te trouves en difficulté. Les quelques explications données par la FÉÉCUM au sujet d'un plan contre l'endettement étudiant étant très vagues (autres que le plafond d'endettement) nous ne montre pas exactement ce que la FÉÉCUM veut dire par "ceux qui en ont le plus de besoin". Il ne faut pas oublier que les frais de scolarité continueront à augmenter, et si c'est fait de la même manière que la dernière décénie, le feront à un rythme beaucoup plus élevé que l'inflation, et en conséquent, que la hausse des salaires. Le nombre de gens que "en ont le plus de besoin" devrait donc, logiquement, constamment augmenter et aussi important soit-il d'aider ceux qui sont le plus dans le besoin, déterminer comment on évalue ce "besoin" sera très contreversé, mais très important pour l'avenir de la population néo-brunswickoise.

Mais tout ça ne valera rien si on se laisse être "rassuré" par le gouvernement.

Communications Féécum a dit…

Le mot juste (que j'ai corrigé pour Tina) est "assuré" et non "rassuré". Ou prend le comme ceci: Le gouvernement nous a "rassuré" de la chose, mais ça ne veut pas dire que nous nous sentons "rassurés". Bien le contraire. Surtout avec les commentaires de Graham dans les journeaux ce matin.

Ça veut juste dire qu'il faudra (autant à la FÉÉCUM qu'à l'AENB) redoubler les efforts pour convaincre les députés du bon sens des mesures que nous appuyons. Il faut bâtir le support sur une base presque individuelle (ce qui semblerait, du moins, expliquer comment l'équipe de Doherty semble aimer l'idée, mais que le PM ne soit pas convaincu du tout). je pense que Tina a bien marqué sa frustration.

Si ce que la FÉÉCUM appui est encore vague, je conseil de lire le mémoire remis à la Commission disponible ici.

Communications Féécum a dit…

Mais il est important de spécifier qu'en aucun cas notre mémoire voudrait éliminer l'aide pour les étudiants de foyers à revenus "moyens". La Fédération prône un système d'aide financière basé sur le BESOIN. Si t'en a besoin (et je pense qu'au NB, l'étudiant à revenu moyen à un besoin), t'en a. Sinon, non.

Tout de suite, imagine un étudiant avec zéro besoin (ses études sont payées sans problème par ses parents). Cet étudiant recevra quand même 2000$ en première année.

Maintenant imaginons qu'on sort un tel étudiant du système. C'est 2000$ qu'on peut utiliser pour aider un étudiant qui lui A des dettes et DOIT payer pour sa scolarité lui-même, etc. C'est ce que nous revendiquons.

Sébastien Belliveau a dit…

Merci pour le mémoire, je mettrai certainement du temps à le lire.

J'aimerais également clarifier le fait que je ne soutient pas l'idée d'un moyen universel qui affecte toutes les personnes de la même manière en ce qui a trait à l'endettement étudiant, ce qui inclut la décision de remettre 2000$ à tous les étudiants et étudiantes qui entrent en 1ère année (ce qui est selon moi une des pires allocations de ressources dans l'histoire de l'humanité, suivit de près par la guerre en Iraq). Toute ce que je voulais mentionner est que le terme "besoin" aurait et aura besoin d'être strictement définit et limité pour ne pas que ceux qui peuvent s'en passer sans y penser deux fois y aient accès, mais tout de même assez large pour que tous ceux et celles qui, non seulement ont le besoin aujourd'hui, mais qui auront également le besoin demain dans ce monde en constant changement, puisse y avoir accès.

Tout ce que je veux est que des gens comme moi n'aient pas la chance de prendre des ressources qui seraient beaucoup plus bénifiques à quelqu'un d'autres (je me dois d'admettre que bien que j'ai payé mon université de ma propre poche, le fait que j'ai demeuré chez mes parents à comme effet que mon montant d'endettement est très bas), tout en étant assuré qu'on ne donne pas de l'aide quasi-exclusif à ceux qui en ont le plus de besoin, au détriment de ceux qui en ont moins de besoin, mais qui ont un besoin quand même.

Je ne crois pas que cela soit la volonté de la FÉÉCUM (juste pour mettre quelque chose au clair), mais c'est simplement un avertissement, car cette genre de politique (je préfère le terme anglais de policy) gouvernementale en est une qui ferait certainement saliver le gouvernement, considérant les retombées médiatiques qui pourraient en ressortir (imaginez l'Acadie Nouvelle qui sort en 1ère page que le gouvernement de Shawn Graham adopte un plan qui aidera les moins fortunés à avoir accès à l'université, ça ferait leur affaire!).

D'un ex-étudiant qui a toujours l'UdeM à coeur,
Sébastien

Pascal Raiche-Nogue a dit…

À Tina et Michel (et toute autre personne ayant travaillé à celle-ci): merci, c'est ce que j'appelle une réponse! On pose des questions directes, et vous répondez avec des faits et de l'information claire. D'accord ou non avec votre position, on peut choisir après la lecture d'une telle salve informative. Bravo!

Je dois avouer que je suis d'accord avec Sébastien sur les mesures pour les personnes qui en ont besoin, et j'ai quelques doutes. Est-ce qu'on ne risque pas de tomber dans le piège de la contribution parentale, comme pour les prêts étudiants, auxquels de nombreuses personnes se sont vu refuser l'accès à cause du revenu élevé de leurs parents, quand dans le fond, ces derniers refusent de sortir ne serait-ce qu'une seule piastre pour contribuer?

Michel: c'est pas une attaque, c'est une question...une question. Pas besoin de jouer à la Gestapo du blogue, la FÉÉCUM ne va pas s'écrouler pour autant. :)

-Pascal

Tina Robichaud - Présidente a dit…

Je viens tout juste de lire tous vos commentaires, et vous soulevez de très bons points.

Je dois partir d’une minute à l’autre pour aller célébrer la graduation de ma petite sœur dans le nord de la province, mais je voulais tout simplement prendre le temps de vous écrire pour vous informer que je vous reviendrai au début de la semaine prochaine pour répondre à toutes vos questions techniques.
Je voulais tout simplement m'excuser pour la confusion du mot ''rassuré ''. Vous pourrez remarquez que j'ai écrit cette réponse très tard hier soir et tenais absolument à répondre à Pascal le plus tôt que possible. Ce matin, je me suis assurée que Michel passe par derrière ma réponse parce qu'il se faisait très tard quand j'ai publié mon message et je ne réussissais plus à voir les fautes.

Tout cela pour dire, que, oui j'ai écrit le tout moi-même. Et aussi, Pascal, je peux te rassurer que depuis août 2007, la contribution parentale et les salaires des parents ne comptent plus dans l'évaluation des prêts étudiants. Le NB est la première province à établir cette démarche.

Je vais vous revenir aussitôt que j’aurai amplement le temps de m’asseoir pour relire vos commentaires et vous revenir avec des réponses aussi complexes que possible!

Bonne grande fin de semaine,
Tina

Sébastien Belliveau a dit…

Étant à moitié à travers la lecture du mémoire, je ne peux pas continuer de lire sans arrêter pour poster ce message:

J'encouragerais très fortement la FÉÉCUM de qualifier le plafond d'endettement comme il se le doit, c'est-à-dire comme elle l'est dans le mémoire:

Nous suggérons que le seul critère pour être admissible à ce maximum d’endettement serait de maintenir le calcul de la contribution parentale dans l’évaluation des besoins; si un étudiant est éligible au prêt subventionné tel que décrit ci-haut, il est également éligible au maximum d’endettement.(p. 11 du mémoire situé à http://www.umoncton.ca/feecum/com/memoire-commission.pdf).

J'ai toujours cru que ce plafond d'endettement était "accross the board", chose qui n'avait jamais été mentionnée au contraire, sauf dans ce mémoire et, je devrai vérifier, mais j'imagine que c'est le cas, dans le rapport de la commission sur l'éducation post-secondaire.

L'utilisation de mots a toujours été, dans le Front ou sur le blogue, simplement un plafond d'endettement étudiant, sans jamais mentionnée le fait que ce plafond ne serait que ciblé pour les personnes qui ont une famille à plus faible revenus. Cela fait une énorme différence et je crois que c'est une erreur, poussant presque sur la disinformation que de ne pas le mentionner.

Communications Féécum a dit…

Tu fais bien de le rappeler Sébastien. Quand on pousse une telle idée pour plusieurs années, on a tendance à oublier de toujours la mettre dans le bon contexte. Mais c'est vrai que les gens doivent continuellement être convaincu des arguments et ce contexte doit donc être rapellé.

Nous tâcherons d'être plus clairs et complets dans l'avenir.

Tina Robichaud - Présidente a dit…

Pascal, en ce qui est de la contribution parentale des parents dans les évaluations des prêts étudiants, bien qu’ils ne font plus partie intégrante de l’évaluation depuis août 2007 et qu’ils aident maintenant les étudiants venant de familles à revenu moyen par exemple, il faut faire attention et réaliser que toute personne, tout étudiant venant d’une famille à très haut revenu par exemple peut maintenant avoir recours à des prêts à son plein maximum pour lesquels le gouvernement paie l’intérêt (venant des taxes de tous les citoyens) pendant toute sa scolarité et dont la dette pourra fort probablement être payée par le parent plus riche à la fin des études.

Il est bien que le gouvernement comprenne l’aspect de certains étudiants qui ne pouvaient avoir recours à des prêts étudiants, mais il y a lieu de revendiquer pour que les revenus parentaux soient réintégrés dans l’évaluation des prêts (tout en s’assurant que les étudiants venant de familles à moyen revenu soit quand même éligibles) et pour s’assurer que l’argent ne soit pas encore donnée aux étudiants les plus riches résultant en moins d’argent pour les étudiants les plus pauvres.

Steeve Ferron a dit…

Le message envoyé par tous semble être collectivement en accord sur une chose: le plafond de 7000$. Effectivement, l'initiative est bonne, mais il semblerait que ce ne soit toujours pas assez.

Par exemple, des rumeurs parcourent en disant qu'aujourd'hui, en 2008, au N.-B., il est plus profitable pour certain.e.s, lors de leur dernière année aux études, de faire un prêt à la banque étant donné le taux d'intérêt moins élevé que sur le prêt.

Si tel est le cas, il s'agit d'un argument de plus pour illustrer serait plus que favorable pour tous les habitants de la province de, non pas réduire, mais bien éliminer en plus le taux d'intérêt sur ces dites dettes à la fin des études post-secondaires, peu importe le nombre d'années que les étudiant.e.s prennent pour rembourser la dette (car se sont des dettes quand même).

Je me demande si les grandes banques sont au courant de l'opportunité du marché qui s'offre à elles. Je crois qu'il est néfaste pour l'ensemble de la population de laisser librement entre les mains des banques l'encadrement des ressources financières des étudiants. La structure d'éducation post-secondaire est capable d'avoir un niveau de rendement efficace supérieur sans inclure une ressource externe pour combler ses besoins.

Simplement en train de réfléchir,

Steeve