vendredi 11 juillet 2008

Résolution entre l'UdeM et l'ABPPUM

Convention collective signée, retraite obligatoire éliminée, coûts en montée

La Fédération des étudiants et étudiantes du Centre universitaire de Moncton (FÉÉCUM) se réjouit de la part de ses étudiants que l’administration de l’Université de Moncton et l’Association des Bibliothécaires et Professeur.e.s de l’U de M (ABBPUM) ont pu signer une nouvelle convention collective la semaine dernière. Ceci met fin aux peurs des étudiant.e.s qu’une grève professorale pourrait venir interrompre leur année académique d’ici la fin de l’année.

Une semaine plus tard, le Conseil des Gouverneurs de l’UdeM entérine une résolution qui abolie la retraite obligatoire à 65 ans, un autre cheval de bataille des professeurs de l’université. « Les étudiants seront heureux d’entendre que nous ne perdrons pas nos meilleurs professeurs à cause de leur âge, » remarque Tina Robichaud, présidente de la FÉÉCUM, « mais il restera important pour l’Université de bien évaluer ses professeurs, car les garder coûtera nécessairement cher. »

En effet, entre la hausse salariale importante de la nouvelle convention collective et l’idée que les professeurs pourront maintenant continuer à travailler plus longtemps, l’Université peut s’attendre à ajouter à son budget d’opération des coûts de plusieurs millions à travers les prochaines années. « Tant que le gouvernement n’injecte pas plus d’argent dans le système, » explique Mme Robichaud, « la hausse se verra reflétée dans les droits de scolarité. Les étudiants ont déjà de la difficulté à se payer des études postsecondaires. Comment survivront-ils à une hausse aussi considérable? »

La FÉÉCUM voit comme de plus en plus pertinent le besoin pour des mesures concrètes afin d’améliorer l’accessibilité aux études postsecondaires, comme le plafond d’endettement disponibles aux étudiant.e.s à faibles et moyens revenus qu’elle prône depuis maintenant longtemps.

(Ce communiqué est reproduit pour vous donner la chance d'y réagir.)

3 commentaires:

Sébastien Belliveau a dit…

Parce que je n'ai toujours apparement pas de vie, je vais y répondre!

Je crois que Mme. Robichaud (wow la formalité!) met son doigt sur un des, sinon pas le, plus gros problèmes de l'éducation post-secondaire au NB lorsqu'elle dit les étudiants devront payer plus: "Tant que le gouvernement n’injecte pas plus d’argent dans le système".

Bien que l'argent par elle-même ne solutionne aucun problème, un manque d'argent flagrant de la part de nos instances gouvernementales en crée. Cela n'est pas seulement pour l'endettement étudiante, mais également pour le simple fonctionnement à plein potentiel des institutions post-secondaires.

Pas que je m'attends à quoi que ce soit de la part de ce gouvernement-ci en ce qui a trait à une nouvelle vision révolutionnaire pour l'éducation post-secondaire (démontré par le 2000$ donné aux premières années, qui est, comme je l'ai déjà dit, une des pires allocations de ressources dans l'histoire de la Terre), mais il faut se résigner au point que nous avons absolument besoin de beaucoup plus d'investissement de la part des gouvernements pour mieux faire fonctionner le système, ce qui veut dire que nous devons absolument tous nous mettre ensembles, la FÉÉCUM, l'administration et l'ABPPUM pour mettre de la pression dans les années à venir pour que cela devienne réalité.

Le timing y est, faut être proactif!

Mathieu Boudreau a dit…

Est-ce qu'on sait combien les droits de scolarités seront pour les étudiants a temps plein pour l'année 2008-2009?

Si non, quand sommes nous supposé de savoir?

Communications Féécum a dit…

Même chose que l'an dernier vu que le gouvernement a gelé les droits de scolarité pour la prochaine année académique.