mardi 11 juin 2013

La FÉÉCUM veut mettre fin à la culture du secret et de l'intimidation à l'Université de Moncton

Dans la foulée du livre-choc de Serge Rousselle, la Fédération voit l’opportunité de réitérer ses demandes

Cette semaine, Serge Rousselle lançait Pris en flagrant délit, son plus récent ouvrage détaillant un cas récent de malfaisance procédurale au sein de la plus haute instance de l’Université de Moncton, où il appelle à la fin d’une culture de confidentialité et au besoin d’un poste d’ombudsman pour mettre fin à la corruption et l’arbitraire au sein de l’institution. La Fédération des étudiants et étudiantes du Centre universitaire de Moncton (FÉÉCUM) appuie les conclusions de M. Rousselle, conclusions soutenues par la Fédération depuis déjà longtemps et pour lesquelles elle applaudie l’auteur.

Le président de la FÉÉCUM, Kevin Arseneau, dénonce non seulement un Conseil des Gouverneurs où les décisions sont prises à vive allure, sans donner juste place à la discussion, mais aussi une structure qui empêche ses membres de consulter les groupes qu’ils sont tenus de représenter. « Comment les représentants étudiants, syndicaux, de région, etc. peuvent-ils faire des décisions éclairées et démocratiques quand tous les documents sont confidentiels et qu’on ne respecte pas le droit des membres de discuter des points à l’ordre du jour? » demande le président. « Et qu’est-ce qu’on a à cacher? Si d’autres universités peuvent diffuser leurs réunions sur Internet, pourquoi pas la nôtre? » Pour lui, la plus haute instance décisionnelle de l’Université n’est qu’un groupe de tamponneurs qui gobe tout ce qu’il lui est servi les yeux fermés. Son propre désir de faire les choses différemment n’a attiré que des tentatives d’intimidation, des menaces et des changements-surprise aux ordres du jour.

Au lieu de réagir aux critiques en devenant plus transparente, l’Université de Moncton s’outille pour mieux protéger ses secrets. Une mesure votée le 8 juin dernier demandera aux participants de comités d’embauche et du Conseil des gouverneurs lui-même de signer des ententes de confidentialité. « On recule au lieu d’avancer, » souligne le président de la FÉÉCUM. La Fédération étudiante s’attend de mettre de plus en plus de pression sur l’Université de Moncton pour  renverser cette tendance, et de nommer quelqu’un au poste d’ombudsman autant pour contrer la culture de conflits d’intérêt qui semble se cacher derrière l’obsession institutionnelle avec les « portes closes » que pour régler les divers conflits qui peuvent survenir au niveau académique, etc.

1 commentaire:

dia coumba a dit…

Pour pouvoir prétendre a des exigences il faudrait d'abord que les étudiants se soudent et qu'on ne trouve pas d'un cote les acadiens et de l'autre coté les etudiants etrangers.Pour un mouvement estudiantin fort comme celui de montreal ou de quebec il faut que les étudiants se sentent importants et investis.Et aussi une représentativité accrue des etudiants etrangers.dés lors vous pourrez exiger vos droits et vous imposer en tant que mouvement estudiantin mais il faut aussi oser poser des actes ce sera votre principale mission. Merci