vendredi 1 février 2008

Négociations - mise à jour

Les négociations entre l'ABPPUM et l'Université sont officiellement terminées depuis hier. Voici donc le processus légal de ce à quoi on devrait s'attendre d'ici les prochaines semaines:

- La conciliatrice est en train de rédiger son rapport pour le Ministre à l'Éducation postsecondaire, expliquant le déroulement des négociations en sa présence et ses recommandations. Elle devrait le lui remettre d'ici la fin de la semaine prochaine.

- À partir du moment où ce rapport est remis au Ministre, celui-ci a 15 jours pour nommer un "groupe de conciliation" - ce qui n'a jamais été fait dans l'histoire du Nouveau-Brunswick. Selon la tradition, le Ministre prendra environ entre 10 et 12 jours pour donner sa réponse finale, qui sera vraissemblablement un "non".

- La loi exige alors un 7 jours de trève entre l'ABPPUM et l'Université.

- À la fin de ces 7 jours, les professeurs ont officiellement le droit de passer un vote de grève. Une fois le vote de grève passé, si l'ABPPUM obtient une majorité, elle a 24 heures pour aviser l'Université de l'enclenchement de la grève. Toutefois, elle n'est pas obligée d'enclencher la grève immédiatement après le vote.

Donc, en gros, une grève éventuelle des professeurs et bibliothécaires ne pourrait être enclenchée qu'à la fin du mois de février. L'ABPPUM et l'Université ont toujours le droit de présenter l'une à l'autre des offres de contrat collectif durant le mois prochain et la FÉÉCUM souhaite ardemment que les deux partis en arrivent à une entente à l'amiable.

Nous l'avons déjà dit et nous le répétons: une grève ne serait bénéfique pour personne...ni pour les professeurs, ni pour l'Université et sa réputation, et SURTOUT pas pour les étudiants.

Sur ce, je vous souhaite une bonne fin de semaine, n'oubliez pas Tracy Starr ce soir à l'Osmose! On vous donne des nouvelles sur la situation dès qu'on en apprend plus.

15 commentaires:

Thomas a dit…

Ed Doherty receva une lettre qui dit "ça va mal",
Ils voteront "oui", presque au total,
C'est pas l'fun, je vous l'dis sans farce,
Attendez-vous à la grève des profs en mars

Crepo a dit…

À 5000$ en frais de scolarité par année , les étudiants devraient eux aussi songer à la grève .

Anonyme a dit…

La Feecum devrait s'ouvrir une page FORUM sur internet! Criss! Je suis plus qu'écoeuré de ne pouvoir que laisser des "commentaires" pour les quelques petites discussions que vous avez sur le site. Rapprochez vous de la population étudiante, soyez proactifs et arretez de simplement réagir au situations! Encouragez le débat sur d'autres niveaux!

Anonyme a dit…

Les professeurs et les bibliothécaires ne font pas cette grève pour le plaisir, mais plutot pour défendre leurs droits et le droit des élèves à recevoir un enseignement de qualité par des professeurs qui ne sont pas surchargés et stressés par leur courts contrats. Contrairement à ce que l'université veut nous faire croire par le biais de leurs experts en communication (bien sur financé par nous, les étudiants, qui payent leurs frais de scolarité) ce n'est pas uniquement pour l'argent.

Anonyme a dit…

Si il y a grève, elle vas commencer le lundi de le semaine d'étude. Je trouve que c'est un message très fort de la part de l'ABPPUM montrant qu'ils ne font pas grève pour nuire aux étudiants...

Plus la différence entre les conditions de travail pour les profs de l'UdeM et de ceux des profs des autres universités est grande, le moins bon seront sera l'enseignement (et la recherche) pour nous. Pourquoi les bon profs voudraient-t-ils appliquer pour un post chez nous quand il y a des meilleurs conditions ailleurs?

Sébastien Poirier a dit…

Il y a une personne qui affiche des feuilles intitulées Réveillons-nous qui encourage les étudiants à soutenir les professeurs à faire la grève. Ces feuilles sont affichées partout à la bibliothèque.

Je ne comprends pas pourquoi cette ou ces personnes demandent aux étudiants d'être civilisés et de piqueter avec les profs, de ne pas assister aux cours, etc. En passant, que veut-elle dire par civiliser?

Je pense plutôt qu'il faut faire le contraire et briser les piquets de grève en masse et montrer que notre éducation est plus importante. Les étudiants ont du pouvoir, il suffit tout simplement de réagir en masse. Je serai le premier à biser les piquets de grève et à exiger que mes cours soient offerts.

En tout cas, cette ou ces personnes rêvent en couleur si
elle(s)pensent que les professeurs font la grève pour protéger les étudiants.

Cordialement,
Sébastien Poirier

Anonyme a dit…

Si tu veux avoir des bons cours...des cours de qualités avec des professeurs de qualités il faudrait peut-être penser ce mettre du coté des profs et non pas du coté de l'admistration qui nous cache la vérité...car ce que j'ai entendu certains points qui sont supposément reglé pour l'admistration ne le sont pas pour les professeurs...moi jappuis mes profs !

Sébastien Poirier a dit…

Sur quoi fondez-vous votre argument pour dire que j'appuie l'administration?

J'appuie les étudiants qui veulent commencer à travailler après leur diplôme. Certaines personnes ont signé des contrats, mais elles doivent obtenir leur diplôme avant. Une grève ne ferait que nuire à ces personnes. Je pourrais aussi citer d'autres exemples.

En passant, si vous voulez des cours de qualité, je vous recommande de lire les livres et faire les travaux par vous même. Il faudra le faire pendant la grève de toute manière. En 2000 la grève était d'une durée de 5 semaines et la qualité de l'enseignement laissait à désirer.

Les étudiants se sont laissé prendre au jeu par les professeurs et l'administration qui tentaient de les convaincre du bien fondé des négociations.

Esssentiellement, l'administration veux économiser des sous et les profs en veulent plus. Pour les étudiants, ce sera une augmentation des frais de scolarité à la fin.

Cela fut le cas en 2000 et chaque année c'est nous qui payons plus.

Ne pensez surtout pas que ces négociations favorisent les étudiants. Les deux côtés sont en train d'entraîner les étudiants dans leur jeu. Il suffit tout simplement de se dissocier totalement et de penser à nous. Qu'est-ce que nous allons faire pour obtenir ce que nous voulons?

Anonyme a dit…

On fera rien car on est trop peureux et qu'on aime mieux se faire marcher sur le dos...

C'est sur que vous ne voulez pas de grève et blablabla...moi non plus j'en veux pas mes certaines fois c'est la seule façon de ce faire entendre.

Mais lorsque tu veux avoir de bonnes conditions de travails parfois tu n'as pas le choix. Lorsque tu vas travailler dans ton domaine et que le voisin va avoir de meilleurs conditions de travail (meilleur salaire, moins de pression, une charge moindre) ne penses-tu pas que tu va vouloir la même chose si tu as les même compétences que ton voisin ?

Et je me demande comment l'administration economise des sous ? Avec des belles renovations partout sur le campus ?

Et je fais toujours mes lectures et mes travaux...et moi aussi s'il y a une grève cela va me retarder dans mon BAC mais bon

Sébastien Belliveau a dit…

Il y a quelques choses qu'il faut absolument mettre au clair:

1. L'argent utilisé pour rénover les bâtiments est donnée à l'université par le gouvernement spécifiquement pour cette fonction. Cela veut dire que l'administration ne peut aucunement utilisé cet argent pour financer ses coûts d'opération en ce qui a trait à l'enseignement.

2. Il y a également de l'argent mis de côté pour le maintient du campus, ce qui inclut les affiches que l'on voit partout sur le campus, celle sur la Chaudière et celles sur le Ceps. Bon, c'est des petits détails, mais je trouve que c'est quelque chose qui rend notre campus plus visible et attrayant, une chose qu'il ne faut jamais sous-estimé lorsqu'on veut recruter de nouveaux étudiants.

3. Se ranger derrière les professeurs, ou se ranger derrière l'administration, nous enlève toute voix. Il faut se ranger derrière les étudiants, rien de moins! Je crois que les deux partis ont bien démontré combien ils ont les étudiants à coeur (l'administration avec sa campagne de désinformation et L'ABPPUM qui agit en enfant de 5 ans et qui veut depuis le début, selon ses actions, absolument aller en grève).

Véritablement, les deux partis prennent les étudiants en otage. Les deux partis disent vouloir nous aider et nous utilisent pour mieux se faire voir.

Voici une idée. Dès que la grève est lancée, pourquoi ne pas aller, les étudiants, piqueter devant Taillon, tout en ne permettant pas à l'ABPPUM de le faire? Nous n'allons presque pas avoir de cours, donc ce n'est pas comme si nous aurons quelque chose d'autre à faire.

Nous embarasserons l'administration (en avant de Taillon) et nous embarasserons l'ABPPUM, qui elle n'aura plus d'endroit à piqueter.

Pensez-y, le moment viendra à prendre une décision très rapidement!

Anonyme a dit…

Pourquoi pas? Parce que moi, je devra être entrain d'étudier puis faire du tutorat aux premieres années de mon département. Piqueter Taillon la premiere journée ne sera qu'un mouche sur l'épaule de l'administration. Tu veux faire de la pression? Des méthodes pas politiquement correcte devrait nécessaire, qui évidemment ne peuvent pas préparé par la FÉÉCUM.

Si ma tuition monte à cause de cette cause/greve, tu t'en peux garantir que j'ferai ma maitrise ailleur, l'université de moncton ne mérite pas mon l'effort que je donne a mon éducation. Pi les systeme d'éducation du NB en gros ne méritera pas mes enfant, ca c'est bein sur.

Sébastien Belliveau a dit…

Dire que le système d'éducation Néo-Brunswickois ne mérite pas tes enfants, bon, c'est probablement fort, mais pas si loin de la réalité que ça. Autant nous pouvons critiquer notre université, autant le système d'éducation pré-post-secondaire en arrache et cela, à partir de la jeune enfance.

Cela dit, le dernier message qui a été écrit démontre clairement pourquoi les étudiants, et la société elle-même, a de la misère à se mobiliser. Soit on est trop politiquement correct et on a trop peur de causer des vagues et on prône une "diplomatie" qui, après de nombreuses années, a clairement démontrée qu'elle ne fonctionne pas, ou bien on dit qu'on a d'autres choses à faire.

Le taux d'individualisme est écoeurant alors que les gens ne veulent pas se mettre ensemble pour défendre leurs propres droits. So what qu'il faut que tu étudies? So what qu'il faudra que tu donnes du tutorat pour certains cours (auxquels les étudiants plus jeunes ne participeront probablement pas)? Je suis dans le même bateau que toi. Je suis certain qu'il y aura en masse de temps pour plein de monde pour le faire. Lâchez le facebook pendant 2 heures par jour (je ne pointe personne en particulier) et c'est incroyable combien de temps on peut se trouver!

Le montant de temps à s'occuper de son travail scolaire est souvent utilisé pour justifier une certaine inaction. Pourtant, lorsque vient le temps de faire le party, l'Osmose est rempli! Faut bien croire qu'il y en du temps qui peut se trouver. Et il faut bien croire que les étudiants ont des méchantes de drôles priorités.

Steeve Ferron a dit…

INVITATION

Ce jeudi 14 février à 11h15 à la grande salle de conférence (B-149) du
Centre étudiant, la FÉÉCUM vous invite à une rencontre dans le but de
créer un comité d'action en prévision de l'éventuelle grève des
professeurs. Il s'agit d'une rencontre préliminaire pour voir qui serait
intéressé à développer une stratégie d'action en cas de grève.

Bienvenue à tous et à toutes,
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J'y serai et je vous invite à y être chèr.e.s consœurs et confrères. La FEECUM fait sa part et bouge pour nous. C'est à notre tour...

Sébastien Poirier a dit…

Je n'ai pu assister à la réunion parce que j'avais une rencontre, mais je suis convaincu que la discussion a été bonne. Je suis confiant que des démarches intéressantes ont été entreprises

J'aime bien les répliques de Sébastien Belliveau. Par ailleurs, je ne comprends pas pour qui la personne anonyme se prend pour dire que l'Université ne la mérite pas. Devrions-nous être sur nos genoux parce que vos étudiez fort? De plus, cette personne affirme que le Nouveau-Brunswick ne mérite pas vos enfants!

J'espère que ce ne sont pas tous les étudiants qui pensent ainsi. De mon côté, j'ai espoir que nous pouvons faire une différence en pensant à nos revendications. Avec un objectif, tout est possible, il s'agit d'y croire.

Nous payons tous les mêmes frais et je paie les mêmes frais que cette personne dont l'Université ne mérite pas et cette tendance est nationale. À mon avis, une mobilisation nationale étudiante serait souhaitable, mais comment y arriver? Nous sommes presque 800000habitants au Nouveau-Brunswick et la masse étudiante est moins grande que dans les grandes villes. Une grève d'une journée ne va rien donnée.

J'ai hâte de recevoir les echos de la réunion de cette après-midi pour mieux être en mesure de me prononcer.

au plaisir de vous lire.

Steeve Ferron a dit…

Sébastien,

Heureux de voir ton enthousiasme face à la rencontre. Tu seras heureux d'apprendre que tu ne l'a pas manqué puisqu'elle se déroule demain :)

À plus tard.