mardi 22 mars 2011

Les opinions des étudiants sont mitigées face au nouveau budget provincial

Le Nouveau-Brunswick ne fait pas assez pour assurer l’accessibilité aux études postsecondaires

Suite au dépôt du budget du Nouveau-Brunswick par le nouveau gouvernement conservateur, la Fédération des étudiants et étudiantes de l’Université de Moncton (FÉÉCUM) s’inquiète des mesures entreprises par M. Alward et son cabinet.

La FÉÉCUM s’attarde à deux annonces en particulier. La première, le rétablissement de la contribution des parents à l'aide financière aux étudiants, pourra, selon le président de la Fédération étudiante, Ghislain LeBlanc, mettre en danger l’accessibilité aux études : « Cette mesure porte atteinte à l’autonomie des étudiants qui ne sont plus sous la tutelle de leurs parents, et aux familles à moyen revenu qui n’ont pas vraiment les moyens de payer l’éducation de tous leurs enfants. »

Une éducation qui coûtera encore plus cher si on se fie au financement des universités. Le gouvernement accorde une augmentation de 2% à ce financement, mais le président de la FÉÉCUM doute que ce soit assez pour empêcher une hausse des droits de scolarité : « Le manque à gagner est bien au-delà de 2% et les universités devront se serrer la ceinture ou aller chercher ce manque dans la poche des étudiants. » À faute d’un gel, la province met un plafond de 200$ à la hausse des droits de scolarité, plafond que les étudiants de l’Université de Moncton croient probable de voir leur université atteindre.

La FÉÉCUM s’attend de continuer à communiquer avec le gouvernement provincial pour améliorer les programmes en lien avec l’éducation postsecondaire et le sort des étudiants du Nouveau-Brunswick, autant du présent que du futur.

4 commentaires:

Joelle Martin a dit…

Le rétablissement de la contribution des parents à l'aide financière aux étudiants n’aidera pas les étudiants, mais fera plutôt le contraire.

Certains étudiants se voient obliger de travailler pendant leurs études et n’ont pas le droit de faire plus de 50$ par semaine pour que cela affecte leurs prêts. On ajoute à cela une déduction de son prêt car on calcule la contribution des parents ?!

Étudier au Nouveau-Brunswick = 6 Universités et 3 choix
1) Travailler et ne pas avoir suffisamment de prêts.
2) Ne pas travailler et ne PAS avoir suffisamment de prêts.
3) dans un monde irréel, Papa et Maman paye tout.

Lequel choisirez-vous?

shippou a dit…

Vous allez "continuer de communiquer"? On devrait être frustrés hors de nos chaises et de dénoncer l'injustice. On a déjà le taux d'étude le plus élevé AU PAYS... s'en aller vers la droite, c'est la pire décision que cette province pauvre et analphabète (ce sont des faits, pas des préjugés)pouvait faire. Il faut des voix actives, et non passives, pour dénoncer et critiquer les actions du gouvernement CONTRE les étudiants que vous représentez.

Oh et une petite kick de réalité dans la face : ce ne sont pas tous les parents qui payent pour leurs enfants.

En finissant, je vais dire mon opinion (personnelle, rattachée a aucun poste auxquels je m'attache) : Quand vous prendrez des positions fortes pour notre intérêt, les étudiants, je considérerai débourser pour une hausse de salaire pour le conseil administratif...

Communications Féécum a dit…

"Communiquer" c'est très large. Une manifestation est tout autant une communication qu'un appel téléphonique.

Il reste au Conseil d'administration de dicter le ton que la Fédération prendra dans la prochaine année. Vous avez un.e représentant.e étudiant.e au C.A. À vous de lui laisser savoir ce que vous voulez qui soit fait.

Le communiqué que vous venez de lire n'allait pas prendre des décisions pour le C.A. en spécifiant les mesures que nous allons prendre. (En d'autres mots, on peut tu détudier le budget une demi-seconde avant de prendre des décisions?)

Marc a dit…

vive le québec libre