par Michel M. Albert, agent de communication
Vendredi dernier, le Conseil d'administration de la FÉÉCUM votait, la plupart diront ENFIN, le retrait définitif de la Fédération à l'Alliance étudiante du Nouveau-Brunswick (AÉNB). Il n'y a rien d'inattendu à cette décision, vu que la FÉÉCUM avait pris le recul légal nécessaire l'an dernier en devenant membre associée (à la moitié de la cotisation), le premier pas vers le retrait complet. Aucune surprise même l'an dernier vu que 90% des rapports des président.e.s et vice-président.e.s exécutif.ive.s des derniers 10 ans recommandaient ce retrait. Tout de même, vous vous demandez peut-être qu'est-ce qui a poussé votre Fédération à se retirer, qu'est-ce qui va se passer maintenant, ou même « Cocé ça l'AÉNB?! », et pour que vous n'ayez pas à fouiller tous ces rapports de fin d'année, je vais tenter de vous donner tout le contexte.
L'AÉNB se veut un groupe de pression qui fait la défense et la promotion des enjeux étudiants auprès des instances provinciales. Sont membres les associations étudiantes de chaque campus universitaire du Nouveau-Brunswick, sauf UNB-St-John qui n'a jamais voulu y adhérer, et maintenant l'Université de Moncton-Campus de Moncton (i.e. la FÉÉCUM). Pour être membre, il faut présentement payer une cotisation de 1,38$ par étudiant représenté, ce qui représente environ 13 000$ par année pour la FÉÉCUM. Un membre associé paie la moitié de ça et perd son droit de vote, bien que dans un effort d'essayer de nous garder, nous et notre cotisation, l'AÉNB ignorait sa propre constitution et nous laissait voter quand même.
Mais voilà, qu'est-ce qu'on a en retour pour cette cotisation? L'insatisfaction de nos élus dans la dernière décennie démontre que la réponse est « pas assez » ! D'une part, les rapports de fin d'année décrivent une Alliance nombriliste qui se penche sur ses politiques internes, sa structure, sa constitution, ses façons de faire, bref tout sauf sa mission. L'AÉNB a changé sa structure plusieurs fois, revenu en arrière, adopté une structure abandonnée jadis, et ainsi de suite, chaque exécutif voulant refaire l'Alliance à son image chaque fois. Et pendant ce temps-là, nous avons un groupe de pression provincial qui ne fait rien pour faire avancer la cause étudiante.
Peut-être que c'est une question de ressources. Jusqu'à récemment, la cotisation était encore plus élevée et servait à salarier un.e directeur.trice général.e qui devait, sur papier, faire le lobbying auprès du gouvernement, préparer les campagnes mandatées par l'exécutif de l'Alliance, etc. Non seulement ce salaire était peu compétitif (dans le 30 000$ par année), rendant le recrutement et la rétention de bon.ne.s candidat.e.s difficiles, mais après calcul, on s'est rendu compte que plus de 90% du budget total annuel de l'Alliance allait à payer cet.te employé.e, sa ligne de téléphone, fournitures de bureau, déplacements, etc. La personne n'avait même pas les ressources pour mener des campagnes efficaces, ou même remplir le mandat bilingue de l'Alliance avec de la traduction convenable (plus là-dessus dans le prochain paragraphe). Il y a une couple d'années, la FÉÉCUM a amené ce problème à l'Alliance et le poste a été éliminé. Cela n'a pas cependant créé une ressource financière potable pour, par exemple, produire des publicités télé pour sensibiliser les Néo-Brunswickois aux enjeux étudiants, parce l'AÉNB a plutôt choisi de réduire le montant de la cotisation.
Alors oui, ça serait se leurrer que de croire qu'il n'y a pas un élément linguistique à notre décision de quitter l'Alliance. Ce n'est pas l'argument premier, mais il est là. D'une part, nous croyons qu'une association étudiante provinciale qui représente les étudiants francophones autant qu'anglophones devrait être bilingue, produire ses documents dans les deux langues, offrir l'opportunité à ses membres de parler dans la langue de leur choix aux réunions, etc. Malheureusement, même avec des ressources financières libérées, l'AÉNB continue d'envoyer des communiqués traduits par Babel Fish (du moins, la qualité y est équivalente), et un regard à la version française du site web de l'AÉNB et aux documents qui y sont est assez pour faire honte. La solution privilégiée par l'Alliance était de demander à la FÉÉCUM de faire la traduction elle-même. C'est ça, traduire des documents pour que nous puissions nous-mêmes les lire. Certainement, la FÉÉCUM a souvent ressenti une frustration fatiguée par rapport aux communications unilingues anglaises envoyées dans notre direction par l'Alliance, mais ça va des deux côtés, et une lettre en français envoyée à l'Alliance par la FÉÉCUM a su piquer le receveur aussi. Donc côté bilinguisme, on donne une note de "E".
Mais bon, c'est plus que ça. Il y a des différences importantes entre la réalité des étudiants francophones et celle des étudiants anglophones et nous faisons face à différents enjeux - la dualité linguistique, la protection de notre culture en milieu minoritaire, le coût des livres plus élevés, la mission unique et généraliste de l'UdeM d'offrir une éducation postsecondaire tout domaine confondu à la population acadienne. Si on prend Mount Allison comme exemple pour montrer les différences, voici une université qui peut se permettre de se spécialiser, de couper des disciplines, etc. et qui est fréquentée en majorité par des étudiants de l'extérieur du Nouveau-Brunswick. Pour une raison ou une autre, la FÉÉCUM est plus progressiste que la majorité des autres membres de l'Alliance, et si on prend le plafond d'endettement que nous revendiquons depuis les derniers 8 ans, Mount A était justement un des membres qui s'était opposé à la recommandation à l'époque. Après tout, très peu de leurs étudiants pourraient bénéficier d'une mesure faite pour aider les Néo-Brunswickois issus de familles à faible revenu. À la fin, nos recommandations à la Commission sur l'éducation postsecondaire contenaient le plafond, et celui de l'Alliance non. La Commission a fait un gros copier/coller de notre recommandation dans leur rapport, donc on n’était pas dans le champ. (Point d'info : Le gouvernement, préférant des demi-mesures à l'efficacité, a dénaturé cette idée pour créer le programme de remboursement de la dette dans le délai prévu. C'est pourquoi on revendique encore un plafond comme mesure d'urgence pour enrayer l'endettement excessif aujourd'hui.)
De toute façon, quand les médias francophones veulent parler d'enjeux étudiants, ils n'appellent pas l'AÉNB, ils appellent la FÉÉCUM. Nos médias et leur public préfèrent traiter la nouvelle d'un point de vue francophone, de façon à parler de notre réalité partagée. Ça ne sert donc pas à grand chose d'avoir une association provinciale qui parle pour nous. Dernièrement, j'ai aussi remarqué une hausse d'interventions d'associations étudiantes spécifiques dans les médias anglophones, plutôt que d'y voir l'AÉNB à chaque fois. Et c'est la même chose pour le gouvernement, qui est prêt à rencontrer la FÉÉCUM spécifiquement et qui comprend que nos enjeux sont distincts, sans que cela n'empêche que nous soyons à la table quand la province rencontre le mouvement étudiant, membres et non-membres de l'AÉNB pour parler d'enjeux plus généraux. La FÉÉCUM s'est d'ailleurs dotée de ressources qui la rendent plus efficace et productive que l'Alliance. Nous avons deux employés qui font le travail que l'AÉNB ferait normalement: Un agent de recherche qui porte appui aux revendications et rend nos recommandations plus légitimes, et un agent de communication qui fait sortir ces revendications dans les médias. Dans les dernières années, UNB a aussi été se chercher un appui à la recherche, et l'AÉNB, sans aucune de ces ressources, dépendait de plus en plus du travail fait par la FÉÉCUM et la UNB Student Union. On paie pour être membre, et on paie une deuxième fois pour les ressources que l'AÉNB utilise.
Tout ça pour dire que c'est une structure qui laisse à désirer côté qualité/prix, et qui pourrait être facilement remplacée par un simple forum de concertation à travers lequel les associations étudiantes de la province se rencontrent ponctuellement, parlent de leurs terrains communs, des enjeux qui les occupent et de leurs différentes, où on ne se doit rien, mais où on peut choisir de collaborer sur des initiatives, projets, revendications ou événements. Et avec l'argent qu'on ne met pas dans un système brisé, on peut se déplacer pour rencontrer ou même aider nos pairs dans les autres campus, fournir des ressources aux campus de l'UdeM dans le Nord, et/ou mener nos propres campagnes. Nos liens avec les étudiants des autres universités ne sont en aucun cas rompus, mais il nous semble ridicule de continuer à investir dans une formule aussi dysfonctionnelle. D'autres sont d'ailleurs en train de suivre dans nos pas. UNB et UdeM Campus Edmundston passent cette année au statut de membres associés.
Affichage des articles dont le libellé est AENB. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est AENB. Afficher tous les articles
jeudi 14 février 2013
mardi 27 avril 2010
AGA et transition AENB
Bon, un premier petit update sur le blog, j'aurais bien voulut le débuter avec une citation de Sartre pour ensuite parler des top 10 'vrai super héro', mais non ce blog ici, à un rôle beaucoup plus informatif que ça. Donc le 25 et 26 avril, Ghislain, Christina (vp-externe des sciences socials, elle fut élu par le CA pour remplir le nouveau siège à l'alliance) et puis moi-même on assista à l'AGA et puis la transition de l'Alliance des étudiants du Nouveau-Brunswick. Voici donc en gros ce qui c'est passer à l'alliance :
-Adoption d'une nouvelle constitution
-Institutionnalisation du bilinguisme au sein l'exécutif
-Préparation pour les élections provinciales
-Discussion sur un nouveau concept de 'financement garantie'
-élection des nouveaux membres de l'exécutif
La nouvelle structure comprend donc un exécutif à trois poste, sois celui de Président, de trésorier et puis de secrétaire, le poste de secrétaire doit obligatoirement être bilingue aussi sous la nouvelle structure. Le nouvelle exécutif est donc :
Président : Sam Gregg-Wallace
Trésorier : Mark Kroeker
Secrétaire : Sylvain Bérubé
Finalement on à discuté d'un nouveau concept d'ascessibilité garanti, qui est une idée qui suscita beaucoup de discution autour de la table. On va ce rencontrer dans quelque semaine pour continuer à discuter ce concept et voir si l'on adopter ce concept.
Ces tout pour maintenant,
Sylvain
-Adoption d'une nouvelle constitution
-Institutionnalisation du bilinguisme au sein l'exécutif
-Préparation pour les élections provinciales
-Discussion sur un nouveau concept de 'financement garantie'
-élection des nouveaux membres de l'exécutif
La nouvelle structure comprend donc un exécutif à trois poste, sois celui de Président, de trésorier et puis de secrétaire, le poste de secrétaire doit obligatoirement être bilingue aussi sous la nouvelle structure. Le nouvelle exécutif est donc :
Président : Sam Gregg-Wallace
Trésorier : Mark Kroeker
Secrétaire : Sylvain Bérubé
Finalement on à discuté d'un nouveau concept d'ascessibilité garanti, qui est une idée qui suscita beaucoup de discution autour de la table. On va ce rencontrer dans quelque semaine pour continuer à discuter ce concept et voir si l'on adopter ce concept.
Ces tout pour maintenant,
Sylvain
lundi 24 août 2009
Réunion de l'AÉNB à Shippagan
Dimanche dernier, Tina et moi avons assisté à la réunion mensuelle du conseil
d'administration de l'Alliance étudiante du Nouveau-Brunswick. Cette rencontre se déroula à l'UMCS.
Pour expliquer ce qui s'est passé, j'essayerai d'être bref.
- Nous avons d’abord fait une mise à jour des comités (politique, externe et financier). Par la suite, nous nous sommes penché sur l'idée de participer au sondage étudiant de l'Éducational Policy Institute. L’ACAE (Alliance canadienne des associations étudiantes) dirigererait le sondage. La participation à un tel sondage pourrait nous fournir des chiffres solides sur la condition étudiante au niveau provincial. Armés de statistiques cohérentes, il nous serait plus facile d'expliquer et de baser notre argumentation pour le lobbying auprès du gouvernement.
-Nous avons ensuite eu un petit résumé de la part de Mélissa Cormier (la directrice exécutive de l'AENB) sur une réunion à laquelle elle a récemment participé; la « Partners' Conference ».
-Après, nous avons discuté des enjeux prioritaires de l'exécutif pour l'année 2009-2010. Notre président, Duncan Gallant, nous a fourni son rapport.
-En dernière partie, nous avons discuté des options à choisir et des politiques à avancer dans l'éventualité d'élections provinciales en automne. Nous sommes tous d’accord qu'il faut investir plus en éducation et dans nos institutions, et que le pseudo « plafond d'endettement » avancé par le Gouv provincial reste a être corrigé et ajusté pour venir réellement en aide à nos étudiants les plus endettés. **Sachons que nous n'avons pas eu un plafond d'endettement, mais plutôt une « Prestation pour l'achèvement des études dans le délai prévu ». Cela signifie qu'il faut terminer ses études postsecondaires dans un délai très strict pour avoir accès à l'aide financière sur nos dettes.
Il reste encore du chemin à faire pour un plafond d'endettement. Plus que jamais au NB, un réinvestissement en éducation presse.
d'administration de l'Alliance étudiante du Nouveau-Brunswick. Cette rencontre se déroula à l'UMCS.
Pour expliquer ce qui s'est passé, j'essayerai d'être bref.
- Nous avons d’abord fait une mise à jour des comités (politique, externe et financier). Par la suite, nous nous sommes penché sur l'idée de participer au sondage étudiant de l'Éducational Policy Institute. L’ACAE (Alliance canadienne des associations étudiantes) dirigererait le sondage. La participation à un tel sondage pourrait nous fournir des chiffres solides sur la condition étudiante au niveau provincial. Armés de statistiques cohérentes, il nous serait plus facile d'expliquer et de baser notre argumentation pour le lobbying auprès du gouvernement.
-Nous avons ensuite eu un petit résumé de la part de Mélissa Cormier (la directrice exécutive de l'AENB) sur une réunion à laquelle elle a récemment participé; la « Partners' Conference ».
-Après, nous avons discuté des enjeux prioritaires de l'exécutif pour l'année 2009-2010. Notre président, Duncan Gallant, nous a fourni son rapport.
-En dernière partie, nous avons discuté des options à choisir et des politiques à avancer dans l'éventualité d'élections provinciales en automne. Nous sommes tous d’accord qu'il faut investir plus en éducation et dans nos institutions, et que le pseudo « plafond d'endettement » avancé par le Gouv provincial reste a être corrigé et ajusté pour venir réellement en aide à nos étudiants les plus endettés. **Sachons que nous n'avons pas eu un plafond d'endettement, mais plutôt une « Prestation pour l'achèvement des études dans le délai prévu ». Cela signifie qu'il faut terminer ses études postsecondaires dans un délai très strict pour avoir accès à l'aide financière sur nos dettes.
Il reste encore du chemin à faire pour un plafond d'endettement. Plus que jamais au NB, un réinvestissement en éducation presse.
Inscription à :
Articles (Atom)
