samedi 25 août 2012

Revue de presse du 20 au 24 août 2012

par Raymond Blanchard, agent de recherche de la FÉÉCUM

Dans nos cantons la semaine dernière, la présidente de la FÉÉCUM, Joëlle Martin, s’est prononcée sur l’impact du lock-out de Codiac Transpo sur les étudiants. Étant donné que la rentrée approche et que les étudiants reviennent graduellement à Moncton, on voit pourquoi la question peut paraître légitime. La présidente a fait valoir que de toute manière, le service de transport en commun à Moncton était tellement mal adapté aux besoins des étudiant(e)s que l’arrêt de service devrait avoir un effet négligeable pour la majorité de la population étudiante. Dans ses propres mots « Pour les étudiants, le monde ne va pas arrêter de tourner. Les étudiants vont prendre le taxi, faire du covoiturage ou trouver d’autres moyens de se rendre en ville. » En lire plus long...

Nos voisins québécois ont pour leur part eu une semaine plus mouvementée, partagée entre l’élection générale qui approche à grand pas (avec ses innombrables débats des chefs) et la perspective d’un retour en classe mouvementé le 27 août. C’est à ce moment que doivent reprendre les cours annulés à la session de printemps en raison de la grève étudiante. En effet, malgré la tenue de votes en faveur d’un retour en classe par la majorité des associations étudiantes (ainsi que dans les cégeps, où le retour en classe s’est déroulé sans heurts majeurs) une journée de grève symbolique a été votée le 22 août, ainsi que tous les 22 du mois jusqu’à la fin du mouvement de contestation étudiant.

Les manifestations du 22 se sont déroulées pacifiquement, au chant de slogans inspirés des enjeux étudiants autant que politiques ou sociaux, en cette période de campagne électorale. Les manifestants ont encore une fois dénoncé les politiques néolibérales et « antisociales » du gouvernement Charest. En lire plus long...

Et voilà… Après un retour en classe relativement calme dans les CÉGEPS québécois, reste à voir comment les choses se passeront dans le monde universitaire. Plusieurs entrevoient une rentrée perturbée à l’UQÀM et à l’Université de Montréal, où de nombreuses associations étudiantes ont voté la reconduction de la grève en assemblée générale.

vendredi 24 août 2012

Access Copyright

Vous avez peut-être entendu parler de la nouvelle entente que les universités canadiennes se préparent à signer (ou en certains cas refusent de signer) avec un organisme appelé Access Copyright?

Access Copyright, en somme, est un organisme non-gouvernemental qui offre des services de gestion de l’acquisition des droits d’auteurs à des fins de reproduction. En ayant recours à ses services, une université n’a donc plus besoin de se soucier des droits d’auteurs devant être versés aux créateurs des ouvrages/œuvres qui sont reproduites à des fins éducatives sur son/ses campus.

Toutefois, la nouvelle entente proposée par Access Copyright s’accompagne d’une forte hausse des tarifs (26$ par étudiant équivalent à temps plein, versus un peu plus de 3$ sous l’ancienne entente, plus les frais de copie), ce qui a incité quelques universités à ne pas signer. Ces universités ont fait le choix d’utiliser les ressources à leur disposition pour s’acquitter des droits d’auteurs nécessaires au fonctionnement de leur campus. Un autre argument contre la nouvelle entente d’AC est le manque de mesures liées à la prise en charge de copies numériques, et l’adoption d’un modèle somme toute dépassé (axé sur la reprographie) dans l’ère digitale où nous vivons actuellement.

L’Université de Moncton a signé l’entente. Premièrement, il faut préciser que la plupart des objections à la première proposition d’entente faite par AC ont été entendues et que ces problèmes ont été corrigés. L’entente prévoyait à l’origine un montant de 45$ par ÉTP, et ne comprenait que très peu de mesures facilitant l’accès et la copie des documents numériques. Ce coût a été revu à la baisse, et les documents numériques ont été couverts par le remaniement de l’entente ; de plus, dans certaines provinces (dont le N.-B.) la loi interdit de refiler cette facture aux étudiants par le biais d’une hausse des droits de scolarité… C'est donc dire que la décision ne devrait vous affecter que très peu.

(Image : Captain Copyright, © Access Copyright)

jeudi 23 août 2012

Votre nouveau café-bar étudiant, Le Coude

Comme vous le savez peut-être, l'Osmose et ses composantes (le Café Osmose et le Tonneau) seront fermées cette année pour des rénovations majeures. Tellement majeures, en fait, qu'il aurait été impossible de garder une section ouverte pendant qu'une autre passait au mains des contracteurs. Les services d'eau et d'électricité devront souvent être coupés, etc. Évidemment, il est impossible de concevoir notre campus ou notre Centre étudiant sans un endroit de socialisation. C'est pourquoi nous avons conçu un nouvelle espace que nous appelons Le Coude.

Situé dans l'ancien emplacement de la Salle multifonctionnelle (A160 du Centre étudiant), la salle se fait rénover pendant que nous vous écrivons ceci en préparation pour l'ouverture officielle du 5 septembre. Pourquoi « Le Coude »? C'est l’un des noms originaux de la ville de Moncton, en raison de sa localisation dans l’angle de la rivière Petitcodiac. Ce nom a changé après la déportation des Acadiens de la région à The Bend, puis à Monckton, en l’honneur du général du même nom. En 1876, le nom de la ville fut mal orthographié sur un document officiel et depuis, la ville s’appelle Moncton. Nous nous rapproprions le (vrai) nom de Moncton! Il y a aussi bon nombre de jeux de mots que l'on peut faire avec le Coude. C'est la partie du corps que l'on lève pour amener un breuvage à ses lèvres, on « lève le coude » pour trinquer entre amis, on est « coude à coude » dans une salle pleine, et on se « serre les coudes » pour faire preuve de solidarité. Le Coude a presque été le nom donné à l'Osmose (2e dans le sondage de l'époque) et au Tonneau.

Voici ce que Le Coude tentera de vous offrir cette année :
  • 8h à 19h sur semaine + certaines soirées
  • Café équitable disponible dès 8h
  • Bière en fut et en bouteille
  • Micro-ondes pour vos chauffer vos lunchs, et bouffe pré-préparée au comptoir (repas congelés, grignotines, etc.)
  • Jeux de société et vidéos à emprunter au comptoir
  • Salle de spectacle et de visionnement
  • Le foyer de la Ligue d'impro et de Survivor Le Coude
  • Bibliothèque (laissez en un, prenez en un; lectures pour et par les étudiant.e.s; copies du Front, etc.)
  • Connexion Internet sans fil et prises de courant
  • Clins d'oeil à l'histoire des bars du campus
  • Terrasse sur le corridor
Quand l'espace que nous appelions l'Osmose ré-ouvre, Le Coude cessera de régulièrement offrir du café, de la bouffe et de la bière, mais restera un lounge où les étudiants pourront se rencontrer, travailler et s'amuser. Nous vous garderons informés de comment les travaux avancent et vous serez consultés sur l'avenir du nouveau resto-bar qui remplacera l'Osmose l'an prochain. En attendant, nous espérons que vous ferez du Coude votre chez-vous. Surveillez ce blogue pour des annonces quant à la programmation de son ouverture officielle!

mercredi 22 août 2012

Codiac Transpo - Ce n'est pas assez de rétablir le service!

Avec le lock-out qui perdure chez Codiac Transpo, la FÉÉCUM se fait souvent demander si ses membres sont affectés par l'arrêt de service des autobus de la ville de Moncton. Notre réponse est qu'évidemment, il y a des étudiants affectés, mais pas autant que l'on pourrait le croire.

Premièrement, bien qu’il y ait quand même une DEMANDE pour un service de transport en commun abordable et pratique, relativement peu d'étudiants dépendaient de Codiac Transpo avant les grèves et lock-outs. Chaque année nous recevons des étudiants à nos bureaux pour prendre des horaires d'autobus, ou tenter d'acheter un laissez-passer mensuel (ce que Codiac ne nous permettait pas de vendre pour une raison ou de l'autre). Nous ne pouvions offrir que le laissez-passer de 20 voyages (à près de 35$) ce qui ne faisait pas l'affaire pour ces quelques utilisateurs fréquents de l'autobus. Et tout de même, on parle ici d'une quinzaine de laissez-passer vendus par année, ce qui, selon notre adjointe administrative, n'aurait que doublé si nous avions le laissez-passer mensuel en stock. Sur 5000 étudiants à temps complet et partiel, ce n'est pas beaucoup.

La Fédération a eu des pourparlers avec Codiac dans le passé pour tenter d'améliorer le service (par quoi nous voulons dire les routes d'autobus, pas l'expérience de bus en soit), et parlait même d'un laissez-passer universel étudiant jusqu'à ce que les problèmes internes de Codiac ont tout mis en veilleuse. Impossible de dire si ces négociations étaient vouées à l'échec, parce qu'il est difficile de faire de demandes quand le service n’était déjà pas très utilisé par les étudiants. Et pourquoi? L'expérience est différente selon l'étudiant et où il vit, mais très peux de routes croisent le campus, et celles qui le font SOIT ne se rendent pas à la Place Champlain, le centre d'achat le plus populaire chez les étudiants, ou ne passent que sur semaine le matin avant 9h et au souper, ne faisant preuve d'aucune flexibilité. Pour ceux qui vivent sur des routes plus pratiques, l'autobus est une affaire occasionnelle, voire de fin de semaine. L'horaire serré de l'étudiant typique qui jongle études et travail ne permet tout simplement l'attente de quelques 50 minutes entre les autobus sur la majorité des routes. En ajoutant à l'équation tous les étudiants qui vivent près du campus ou en résidence, nous comprenons que le transport en commun serait surtout utilisé pour des sorties occasionnelles, comme des commissions, épiceries, etc. et que dans une minorité des cas, de façon quotidienne pour le voyage essentiel de chez soi au campus et du campus à un emploi. On s'explique très facilement pourquoi l'on ne s'est pas fait inonder de plaintes.

La FÉÉCUM ne se contentera donc pas d'un retour à la normalité et à une reprise du service. Ce que la Fédération étudiante veut surtout est une AMÉLIORATION du service. Nous encourageons tout comportement dit "vert" et le transport en commun en fait évidemment partie. Laissez-passer étudiant, une route qui croise le campus entre les heures de cours, une navette adaptée... la solution reste à venir.

mardi 21 août 2012

Les employés de l'UdeM « trollent » les étudiants sur leur profil Facebook

Tout le monde parle des élections au Québec ces jours-ci, et les étudiants de l'UdeM gardent un oeil là-dessus pour voir comment les résultats affecteront la carte de l'éducation postsecondaire au Canada. Qui aurait pensé, cependant, que des élections dans une autre province auraient révélé quelque chose à propos de notre propre communauté universitaire?

Un récent échange sur le profil Facebook « Université de Moncton Employés », qui prétend représenter les employés de l'UdeM présents et à la retraite, nous a plutôt choqué. Le groupe, écrit et géré derrière le bouclier de l'anonymat (la FÉÉCUM a approché le Service de Communications de l'Université qui ne connaissent pas la l'identité du gestionnaire), a tout dernièrement donné son appui à la CAQ (Coalition Avenir Québec), ce qui - au-delà de la question de la pertinence d'un appui de groupe informel hors-province - a poussé un intervenant, Marc-André Charron, à faire le commentaire suivant :

« C'est abject comme proposition, et indigne des employés de l'U de M de proposer aux jeunes universitaires de voter pour un parti qui a appuyé la loi proposant qu'on bâillonne et violente leurs confrères du Québec. »

Cet article ne cherche ni à contredire ou approuver le commentaire, mais plutôt de présenter la réponse anti-étudiante du gestionnaire du profil Facebook Université de Moncton Employés :

« Premièrement Marc-André, tu exagères par rapport à la violence. Et, deuxièmement, vos frais de scolarité sont si bas que s'en est ridicule. Les payeurs de taxes paient suffisamment de vos droits de scolarité; contribuer à votre part aussi ! Et, troisièmement, il n'y a pas que les frais de scolarité qu'il faut tenir compte dans le budget global du Québec, il faut regarder l'avenir du Québec; il est temps qu'on coupe dans le gras ! La province du Québec est l'un des états ayant le plus de fonctionnaires au monde par capita ! »

Évidemment, on parle du Québec, où les droits de scolarité sont bien en-dessous de ceux du Nouveau-Brunswick, mais quelle est la position des employés de l'UdeM par rapport à ce qui se passe ici, dans LEUR province? Il est peut-être important de noter que M. Charron n'a jamais parlé de position de la CAQ sur les droits de scolarité, seulement de « baillionner et violenter » des étudiants. C'est UdeM Employés qui a choisi d'ajouter cette bûche au feu, comme si ça leur brûlait sur les lèvres. Les employés de l’Université de Moncton sont-ils d'avis que les droits de scolarité élevés sont appropriés? Ou même qu'ils sont encore trop bas et que le Nouveau-Brunswick devrait encore réduire sa taxation et laisser les étudiants payer une encore plus grand part (nous sommes responsables d'un tiers du budget de l'Université déjà)? Si UdeM Employés suggère que le Québec devrait utiliser le modèle Néo-Brunswickois, quelqu'un devrait leur rappeller que notre système d'éducation postsecondaire est en crise.

À la fin, la plus grande question est à savoir si cette page représente vraiment l'opinion des employés de l'Université de Moncton où s'ils sont faussement représentés sur Facebook. L'Université de Moncton elle-même ferait bien de s'en mêler, parce qu'une page qui porte son nom est utilisée pour diffuser des opinions controversées et irrespectueux envers sa clientèle.

lundi 20 août 2012

Rentrée 2012 - Ça approche à grand pas!

La Rentrée 2012! Bienvenue ou re-bienvenue à l'Université de Moncton - Campus de Moncton! Chers étudiants et étudiantes, voici ce que la FÉÉCUM et les Loisirs socioculturels ont préparé pour ce qui sera la 50e Rentrée à l'UdeM. Nous aurons plus de détails pour vous dans de futurs articles, à mesure que chaque événement approche, mais nous tenions à vous donner les grandes lignes de l'horaire tout de suite.

Mercredi et jeudi, 29 et 30 août - La journée-kiosque au CEPS (stade intérieur) de 8h30 à 16h30. Vous pourrez y faire vos tâches administratives (paiements, cartes étudiantes, assurance, achat de billets), vous inscrire à diverses associations étudiantes, ramasser vos agendas étudiants (non-disponibles avant), et bien sûr se revoir entre amis. (Les activités d'intégration pour les étudiant.e.s de première année auront lieu en parallèle).

Vendredi, 31 août - « Beach Party » à l'extérieur du Centre étudiant, organisé par le Service de Logement de 14h à 17h. Musique et jeux gonflables.

Samedi, 1 septembre - Le « Main Event », spectacle gratuit extérieur et ouvert aux mineurs sur la rue Main à Moncton, devant l'Hôtel de Ville. Les Loisirs devraient annoncer la programmation exacte bientôt.

Dimanche, 2 septembre - Voyage organisé à la plage Parlee en matinée. 5$, ce qui inclue le transport. S'inscrire aux journées d'accueil.

Lundi, 3 septembre (Fête du Travail) - Activité de Go-Kart en collaboration avec Red Bull en après-midi. 10$, transport à la piste de course et BBQ compris. S'inscrire aux journées d'accueil. Et cocktail de bienvenue aux étudiants internationaux dans le corridor du Centre étudiant de 14h30 à 16h. Montrez leur l'hospitalité acadienne, c'est tout à fait informel comme atmosphère!

Mercredi, 5 septembre - Ouverture officielle de votre nouveau café-bar étudiant, Le Coude. De 8h le matin à minuit le soir, Le Coude montrera ce dont il est capable avec des spéciaux sur café et bière (selon l'heure), une projection de film (L'Acadie, L'Acadie, bien sûr), des tournois de jeux et de trivia, du karaoke, et des spectacles d'humour et de musique. Un article futur vous parlera du Coude en plus de détails.

Vendredi, 7 septembre - Party Retrouvailles au complexe Oxygen. C'est LE gros party de la Rentrée et la meilleure opportunité pour se revoir! Le plancher de danse vibrera aux sons de DJs Chris, Oli et Peakafeller, et sur la scène du Manhattan - La Dive, Danger Cat, Les Hay Babies, et Les Hôtesse d'Hilaire. 5$ sur présentation de la carte étudiante, 10$ non-étudiants et tout le monde à la porte. Billets en vente aux journées d'accueil (CEPS) puis, à la FÉÉCUM (B-101 du Centre étudiant).

Dimanche, 9 septembre - Les premiers matchs de soccer des Aigles Bleu.e.s seront précédés d'un gros Pep Rallye au Coude à 11h30. Vous y serez nourris et équipés dans les couleurs de l'Université! Bar en sus ;-).

Comme promis, nous diffuserons plus de détails à mesure que nous approchons chaque date!

mercredi 18 avril 2012

Les annonces du Ministère de l'éducation postsecondaire du Nouveau-Brunswick ne répondent pas aux attentes des étudiants

Des changements au programme de prêts étudiants qui ne font pas le poids, selon la FÉÉCUM

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick annonçait hier que la contribution hebdomadaire des étudiants recevant un prêt étudiant montait de 50$ à 100$, miroir d’une décision semblable au gouvernement fédéral, mais la Fédération des étudiantes et étudiants du Centre universitaire de Moncton (FÉÉCUM) se dit déçue de ce qu’elle qualifie de demi-mesure.

La Fédération étudiante avait effectivement identifié ce problème auquel font face les étudiants qui travaillent pendant leurs études. Ceux et celles qui faisaient plus de 50$ par semaine (plus ou moins 5h de travail) étaient pénalisés par le système de prêt étudiant. Selon la présidente de la FÉÉCUM, Mme Joëlle Martin, la solution du Nouveau-Brunswick de monter cette limite à 100$, ne s’agit là que d’un pansement et non d’un remède : « C’est mieux que ce que c’était, mais ça ne règle pas le problème. Malgré les changements, les étudiants ne peuvent toujours pas contribuer pleinement à leurs propres finances. »

Dans ses recommandations faites au gouvernement, la FÉÉCUM préconise plutôt que les étudiants ne soient aucunement pénalisés pour le travail à temps partiel pendant leurs études, et que la contribution estivale soit éliminée et remplacée par une contribution annuelle fixée à 700$, somme que la Fédération juge raisonnable et équitable pour l’ensemble des étudiants. « Les étudiants n’ont pas à être pénalisés pour essayer de combler le manque à gagner que laisse l’insuffisance des prêts étudiants » explique Mme Martin. « Une contribution annuelle fixe est plus équitable et serait, de toute évidence, plus facile pour le gouvernement à traiter. »

La FÉÉCUM reste donc frustrée que des changements plus substantifs et – l’espère-t-elle – plus novateurs devront encore attendre une année de plus.

samedi 14 avril 2012

Les droits de scolarité à l'Université de Moncton augmentent de 175$

La FÉÉCUM condamne le manque de financement des universités par le gouvernement du Nouveau-Brunswick

Suite au budget de l’Université de Moncton adopté à la réunion du Conseil des Gouverneurs de l’Université de Moncton de samedi dernier, la Fédération des étudiantes et étudiants du Centre universitaire de Moncton (FÉÉCUM) blâme le gouvernement du Nouveau-Brunswick pour l’augmentation de 175$ aux droits de scolarité que devra subir la population étudiante.

L’augmentation de 175$ des droits de scolarité prévue pour l’année académique 2012-2013 représente une augmentation de 3,4% pour les étudiants canadiens, faisant grimper la note à 5292 $ par année pour les étudiants canadiens, et à 8972$ pour les étudiants internationaux (donc une augmentation pour eux de 295$). Selon la présidente de la FÉÉCUM, Mme Joëlle Martin, l’augmentation prouve que les universités sont toujours sous-financées.

La Fédération étudiante condamne le gouvernement provincial. « L’augmentation de financement accordée à l’Université de Moncton est de 1,68%, bien en-dessous du 3,4% que les étudiants devront payer de leur poche, » explique sa présidente. « Plus ça va, plus la part du budget de l’Université payée par les étudiant est élevée, alors que le taux de contribution provinciale est à la baisse. » La part du budget de l’Université de Moncton payée par les étudiant.e.s monte ainsi à 28,3%.

La FÉÉCUM attend maintenant les annonces du Ministère de l’éducation postsecondaire pour voir si les programmes qui touchent les étudiants, dont le système de prêts étudiants, feront état du même manque de vision du gouvernement provincial face à l’avenir de la province.

mercredi 11 avril 2012

Lettre de la FÉÉCUM dans l'Acadie Nouvelle d'aujourd'hui

L’éducation postsecondaire – Le rôle de la FÉÉCUM

La Fédération des étudiants et des étudiantes du Centre universitaire de Moncton (FÉÉCUM) est l'organisme qui rallie tous les étudiantes et étudiants du campus de l'Université de Moncton, représentant ainsi plus de 3700 membres annuellement. Deux grands paramètres établissent son rôle et sa mission : Les revendications et la défense des droits et intérêts des étudiants; et le maintien et l'amélioration de la qualité de la vie étudiante.

Incorporée en 1969 (à l’époque, la FEUM), la FÉÉCUM reste une fédération jeune, progressive et autonome qui vise une formation de qualité, une éducation postsecondaire accessible et un environnement sain pour l'épanouissement de ses membres et de la population acadienne et francophone de la province. Son approche n’est pas simplement de dénoncer les injustices et problèmes auxquels font face les étudiants et récents diplômés de l’Université de Moncton, mais d’apporter des solutions réalisables et bien recherchées à la haute administration de l’Université au gouvernement du Nouveau-Brunswick. D’être, en somme, partenaire actif dans les prises de décision.

S’il y a une leçon à prendre du dernier budget du Nouveau-Brunswick, c’est que bien qu’il reste de nombreux problèmes à régler du côté de l’éducation postsecondaire, le gouvernement n’est pas toujours à l’écoute du mouvement étudiant et ce, même si ce dernier est invité à proposer ses solutions. Or, le discours du budget ne faisait aucune mention des enjeux universitaires, démontrant par la parole autant que le geste que l’éducation postsecondaire n’est pas une priorité pour la province. On ne semble pas y voir là le réel portail vers une population mieux salariée, des entreprises plus novatrices et une prospérité économique.

L’éducation postsecondaire est en crise au Nouveau-Brunswick. Les diplômés du Nouveau-Brunswick sont les plus endettés aux Canada, et ses droits de scolarité, qui vont toujours en grandissant, sont parmi les plus élevés au pays. Difficile de blâmer les universités quand le gouvernement les sous-finance. Une maigre augmentation annuelle de 2% ne peut pas contrer les besoins financiers grandissants des institutions universitaires, et cette augmentation n’est même pas garantie sur plusieurs années, pouvant s’évaporer du jour au lendemain. Qui paie le manque à gagner? Vous l’avez deviné – les étudiants et leurs familles.

La réalité est que même un prêt étudiant n’est pas assez pour subvenir aux besoins d’un étudiant au Nouveau-Brunswick. Le programme de prêt ne permet aux étudiants d’emprunter qu’un maximum de 11 900$, alors que l’Université de Moncton elle-même estime les coûts d’une année universitaire entre 13 000 et 17 000$. L’étudiant devra donc travailler pendant ses études, mais attention! Le système le pénalise s’il fait plus de 50$ par semaine en coupant son prêt. L’étudiant dont les parents font de bons salaires est pénalisé aussi, même si sa famille choisi de ne pas l’aider financièrement. Les parents qui contribuent à l’éducation de leurs enfants devront se serrer la ceinture d’avantage et même mettre leur avenir (c'est-à-dire, leur retraites en jeu) à mesure que les droits de scolarité continuent à grimper.

Augmenter le financement des universités et les prêts accordés, tout en contrôlant le montant de dette cumulée grâce à un Programme de prestation pour l’achèvement des études dans le délai prévu amélioré, est un but réalisable. Il suffit de couper des programmes inefficaces et inutiles comme le Programme de rabais sur les droits de scolarité, un crédit d’impôt auquel seuls les diplômés bien salariés ont accès. L’argent existe pour régler bien des problèmes en éducation postsecondaire, mais la province ne la met tout simplement pas à la bonne place.

La FÉÉCUM continuera à militer pour des solutions pratiques à ces problèmes. Nos sept recommandations se retrouvent au www.feecum.ca

Joëlle Martin
Présidente de la FÉÉCUM

La FÉÉCUM remercie le Forum de concertation et Mme Ghislaine Foulem en particulier pour l'opportunité de la publier dans le cadre du partenariat Forum/Acadie Nouvelle.

mardi 10 avril 2012

Ouverture du Gala para académique - Signé Justin Guitard

Si vous avez manqué la performance de Justin Guitard comme animateur du Gala para académique cette année, ou si vous voulez la revivre, voici le mp3 de sa chanson qui fait le tour de l'actualité universitaire 2011-2012.

jeudi 5 avril 2012

Manifestation étudiante : Le tour des médias professionels et étudiants

Quelques 250 étudiants ont participé à la manifestation étudiante organisée par la FÉÉCUM hier et ont bloqué l'accès l'Avenue Université pour manifester leur mécontentement face à l'absence complète d'enjeux universitaires dans le discours du budget du Nouveau-Brunswick la semaine dernière. Voici ce que les médias en ont dit :

Reportage sur RDI

Radio-Canada.ca : Des étudiants au Nouveau-Brunswick qui se sentent laissés pour compte manifestent

CapAcadie/Acadie Nouvelle : U de M: 250 étudiants dans la rue


Le Front : À quoi sert la manifestation si c’est pour être aussi tranquille?

Nous pouvons aussi remercier Marc-André LeBlanc pour la prise des vidéos suivants :
La manifestation descend la butte


La présidente de la FEECUM adresse les manifestants


Le président de la SANB adresse les manifestants


Simon Ouellet questionne Richard Saillant, vice-recteur à l'administration et aux ressources humaines


La FÉÉCUM attend maintenant l'annonce des crédits budgétaires du Ministère de l'Éducation postsecondaire où, paraît-il, de nouveaux détails seront annoncés sur les programmes qui touchent les étudiants de la province.

lundi 2 avril 2012

Manifestation étudiante le 4 avril!

Le gouvernement bloque l’accès à l’université, bloquons l’Avenue de l’Université.
Maintenant que les étudiants sont réveillés, MANIFESTONS. Ce mercredi 4 avril, on vous invite au Centre étudiant à 11h15 pour aller ensuite bloquer l’Avenue Université (de 11h30 à 13h). Portez-vos T-shirt « Réveille ! » ou du bleu et or en signe de solidarité.

Suite au dépôt du budget provincial, il est évident que le gouvernement ne considère pas l’éducation postsecondaire une priorité. La limite d’augmentation de 175$ des droits de scolarité pour l’année prochaine et la maigre augmentation du financement aux universités de 2% (loin d’être suffisante pour contrebalancer l’augmentation des besoins financiers de l’Université) sont des mesures qui ne répondent pas aux besoins des étudiants.

Le thème du budget, « Rebâtir le NB ensemble », semble oublier que les étudiants doivent faire partie de cette ensemble pour le bien-être économique de la province. Il est temps de manifester notre insatisfaction !